Le nom de Casablanca , doit son appellation au fait que, jadis, les marins portugais qui longeaient cet endroit, l'identifiaient par une petite maison blanche juchée sur la colline d'Anfa, « La Casa Branca ». De fil en aiguille et avec les idiomes locaux, cela a fini par donner Casablanca.
Histoire
Les découvertes archéologiques à Sidi Abderrahman (sortie sud de Casablanca) attestent d'un peuplement du site depuis la préhistoire. Il semble qu'Anfa était occupée par des pêcheurs berbères depuis la plus haute Antiquité, époque à laquelle l'endroit sert d'escale aux navires phéniciens en route pour les îles Purpuraires au large d'Essaouira. Au Moyen-Age Anfa fait partie du royaume des Berghouattas, du nom d'une secte hétérodoxe qui dominait toute la région de la Chaouia, avant d'être prise par les Almohades en 1188. Sous la dynastie suivante des Mérinides le port prospère grâce aux relations commerciales avec la péninsule ibérique, mais le déclin du pouvoir de Fès amène les habitants d'Anfa à se rendre indépendants et à multiplier les raids de piraterie contre les côtes du Portugal. En représailles, les Portugais, en 1468, décident de l'attaquer, 50 navires et 10 000 hommes à la charge. Les habitants d'Anfa, n'étant pas en mesure de défendre la ville, la désertent définitivement pour Rabat et Salé. La ville sera détruite et restera inhabitée pendant trois siècles.
En 1770, le sultan Mohamed Ben Abdallah décide de reconstruire cette place pour la préserver d'un débarquement de Portugais qui venaient de perdre alors la ville de Mazagan (El Jadida). La ville est appelée Dar El Beida (maison blanche ou casa blanca en espagnol). D'emblée, le sultan la dote d'une mosquée, d'une médersa et d'un hammam.
À partir du XIXe siècle, la ville se développe grâce au boom de l'industrie du textile où Casablanca devient l'un des grands fournisseurs de laine. En 1860 il y avait 4 000 habitants pour 9 000 habitants à la fin des années 1880. La ville décide donc de se doter d'un port moderne, aidée par la France, détrônant ainsi Tanger comme premier port marocain dès 1906. La population sera en 1921 de 110 000 dû en grande partie aux bidonvilles.
Conférence de Casablanca (1943), Président Roosevelt et Premier ministre Churchill.En juin 1907, les Français développent le réseau ferroviaire près du port mais celle-ci passait à travers un cimetière, ce qui eu pour conséquence des émeutes entre les travailleurs français et les résidents. La France envoie des troupes pour rétablir l'ordre et prend le contrôle de la ville et établit un protectorat. Durant les années 1940 et les années 1950, de nombreuses émeutes anti-occupation ont lieu dont un attentat au marché central de Casablanca le jour de Noël 1953 (18 morts).
Entretemps, elle fut un port stratégique durant la Seconde Guerre mondiale pendant laquelle elle accueillit la conférence de Casablanca (sommet anglo-américain de 1943).
Le 2 mars 1956, la France reconnut l'indépendance du Maroc, la ville développe alors le tourisme et devient le pôle économique du pays (bien que Rabat reste la capitale).
L'histoire récente de la ville est marquée par un série d'attentats. Les plus meurtriers sont ceux du 16 mai 2003, qui font 45 morts[1] et une centaine de blessés, attentats qui eurent un lien avec Al-Qaida. En 2007, plusieurs attentats-suicides touchent à nouveau Casablanca, dans un cybercafé le 11 mars ; trois autres dans le quartier de Farah le 10 avril[2] ; le 14 avril, deux hommes se font exploser à Moulay-Youssef, on ignore leur objectif, puisque il y a trois cibles potentielles : le consulat de Belgique, un centre culturel Américain et une synagogue.
Urbanisation
La métropole est délimitée par la mer à l'ouest mais s'étend de plus en plus au nord, à l'est et au sud.
L'urbanisation et l'architecture de Casablanca sont marquées par différents styles, allant du néo-mauresque jusqu'à l'art-déco, puisqu'elle fut durant plusieurs décennies une " ville laboratoire " pour les grands architectes du monde. D'autre part, la ville a vu la multiplication de projets gigantesques, comme la mosquée Hassan II et le "Twin Center Casablanca".
La ville se distingue également par une medina qui constitue son coeur historique. Elle est entourée d'une muraille et plusieurs portes dont la plus connue, la porte de Marrakech (bab Marrakech) permettent l'accès.
Démographie
Lors du dernier recensement de 2004, Casablanca comptait 2 949 805 habitants, ce qui en fait la ville la plus peuplée du Maghreb[3]. La région du Grand Casablanca, incluant les villes de Mohammédia, Ain Harrouda et les deux provinces Médiouna et Nouaceur, regroupe sur 1 615 km² environ 3,6 millions d’habitants (2005)[4], et se place au premier rang des agglomérations les plus peuplées du Maghreb[5].
Économie
Casablanca est la capitale économique du Maroc [6]. Cette ville, premier pôle industriel du pays, concentre 55% des unités productives et près de 60% de la main d'oeuvre industrielle. À elle seule, elle emploie 39% de la population active du Maroc et représente 35% de la consommation éléctrique nationale. Première place financière du Royaume et du Maghreb, elle est le siège de nombreuses entreprises nationales et internationales ainsi que de multinationales pour la région Afrique du Nord et Afrique de l'Ouest. Sa bourse est l'une des plus dynamique d'Afrique et se classe première du Maghreb, troisième d'Afrique après celles de Johannesbourg et du Caire et troisième du Monde Arabe après celles de Riyad et du Caire avec une capitalisation de 60 milliards de dollars.
Infrastructures de transport
Casablanca est dotée d'une autoroute urbaine de 22 km qui dessert la ville sur un axe Nord-Sud et d'une autoroute de contournement (A5) d'une longueur de 33,5 km qui donne naissance à 3 axes majeurs du pays : l'autoroute Casablanca-Rabat (A3), l'autoroute Casablanca-Marrakech (A7) et l'autoroute Casablanca-El Jadida (A6). Cette ville constitue le noeud autoroutier le plus important du pays.
La ville est également desservie par l'aéroport le plus important du Maroc et du Maghreb, l'Aéroport international Mohammed V - Nouasser, situé à près de 30 km du centre-ville. Véritable hub pour la compagnie nationale Royal Air Maroc avec ses 3 terminaux d'une capacité de 11 millions de passagers, il est desservi par 45 compagnies aériennes et relié à 70 destinations internationales. L'aéroport a vu transiter plus de 5 millions de passagers en 2006. Il dispose également de 2 terminaux frets d'une capacité de 150 000 t/an.
Casablanca est desservie par Al Bidaoui, un réseau express régional ferroviaire (RER) comprenant huit stations : Ain Sebaa, Casa Voyageurs, Mers sultan, Oasis, Facultés, Ennassim, Bouskoura et l'aéroport Mohammed V. Un TNR (train navette rapide) dessert également la banlieue Nord de Mohammédia et Bouznika et la banlieue Sud de Berrechid. Le réseau de Casablanca est en partie assure par des Renault R312 venus de Paris. Le Plan de Déplacement Urbain, finalisé en 2006, prévoit, dans le cadre du projet Casa 2010, le développement d'un réseau de transport de masse comprenant notamment deux lignes de métro, trois lignes de tramway et une ligne de RER. Ce réseau pourrait voir le jour dès 2010.
Le port de Casablanca avec 54% du trafic portuaire national est le premier port du Maroc et le quatrième d'Afrique. Il traite chaque année plus de 20 millions de tonnes de marchandises et 500 000 conteneurs.
La ville de Casablanca dispose de 2 gares principales, Casa-Port et Casa-Voyageur qui enregistrent 8 millions de passagers annuellement.
La grande mosquée Hassan II y a été construite entre 1986 et 1993. Il s'agit -- après La Mecque -- de la deuxième mosquée la plus grande au monde, et le plus grand minaret au monde (200 m).
Le Megarama, complexe de cinéma situé dans le quartier d'Ain Diab, c'est le plus grand cinéma en Afrique avec 14 salles de cinéma, et disposant du 2e plus grand écran de cinéma dans le monde après celui de Los Angeles.
source : wikipédia